Devez-vous lancer une association ou une entreprise ?

Vous avez un beau projet. Toutefois, vous ne savez pas si, pour le mettre en œuvre, vous devez créer une entreprise ou monter une association. Ces deux formes juridiques vous permettent d’exercer une activité en toute légalité. En revanche, elles présentent aussi des différences qu’il est nécessaire de connaître avant de s’y lancer. Dans cet article, nous allons faire le point sur les différences ainsi que les points communs entre une entreprise et une association.

Deux formes juridiques ayant des objectifs différents

Il est possible de lancer son association quelle que soit l’activité exercée. Toutefois, certains secteurs d’activité comme ceux du sport, l’humanitaire, la santé et le culturel sont plus propices à la création d’une association. L’activité exercée doit, en revanche, avoir un objectif désintéressé. L’association doit donc être créée à but non lucratif. Si vous avez un projet dont l’objectif n’est pas désintéressé, optez plutôt pour la création d’une société. Donc, le premier point de différence entre ces deux formes juridiques se situe dans leurs objectifs.

Créer une association est le meilleur choix à faire, si vous souhaitez aider les autres et vous impliquer sur un sujet qui vous tient à cœur. Deux personnes peuvent suffire pour monter votre association. Il existe par ailleurs dans notre pays de nombreuses causes à défendre. Il n’y a pas que l’humanitaire et la santé. Si votre association est reconnue d’utilité publique, elle peut recevoir des donations, des legs, etc. Sachez aussi que de nombreuses autres aides financières sont disponibles pour les associations.

L’impact fiscal de chaque forme juridique

Il est interdit aux associations de partager les bénéfices réalisés entre les fondateurs ou dirigeants de l’association. Ceux-ci doivent être mis de côté pour financer ses activités futures et payer ses charges. L’association n’a donc pas pour objectif l’enrichissement de ses membres. De ce fait, contrairement à une société, elle ne paie pas d’impôts commerciaux. Elle bénéficie donc d’un régime fiscal avantageux.

Toutefois, les associations peuvent tout de même exercer des activités économiques occasionnelles, par exemple, afin de développer leur objectif non lucratif. Si l’activité lucrative devient habituelle, l’association se verra soumise à certaines obligations fiscales. Si la vôtre perçoit des recettes de plus de 62 250 € par an, ou encore si les dirigeants de l’association perçoivent une rémunération dépassant un plafond fixé qui est en général le ¾ du SMIC, celle-ci devient imposable. L’exercice habituel de cette activité doit, par ailleurs, être inscrit dans le statut de l’association. Doit y figurer une clause stipulant que l’activité lui permet de promouvoir son objet social.

Pourquoi ne pas créer une association et une entreprise à la fois ?

Créer une entreprise en parallèle d’une association existante peut paraître intéressant dans certains cas. Cela vous permet de regrouper au sein de l’entreprise les activités qui vous permettent de générer des bénéfices, et au sein de l’association, celles à but non lucratif. Avec votre association, vous pouvez par ailleurs continuer à recevoir des dons. Ce type de montage permet aux membres de facturer des prestations rémunératrices.

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